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Nous avons tous un rôle à jouer : De quelle façon les différents intervenants et les ordres de gouvernements peuvent-ils collaborer à la mise en œuvre du Nouvel agenda urbain?

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  • Catherine Craig-St-Louis il y a plus de 2 années
    Québec, le 30 novembre 2016Monsieur Jean-Yves DuclosMinistre de la Famille, des Enfants et du Développement socialChambre des communesOttawa (Ontario) K1A 0A6 OBJET : Consultation Au-delà d’Habitat III – Leçons tirées et futures étapesMonsieur le Ministre,Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour l’accueil de deux de nos représentants au sein de la délégation canadienne présente à Quito pour Habitat III, la conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable. C’est avec un grand intérêt que notre organisation a pris connaissance de la dernière mouture du Nouvel agenda urbain et de son document explicatif. Je vous réitère ici l’appui de Vivre en Ville aux efforts pour implanter ces actions, et notre volonté de contribuer à notre mesure à la mise en œuvre du Nouvel agenda urbain.Organisation non gouvernementale d’intérêt public, Vivre en Ville œuvre depuis 20 ans en faveur du développement de collectivités viables. Notre expertise couvre les divers champs d’intervention de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, de l’efficacité énergétique à la fiscalité municipale, en passant par la mobilité durable et l’agriculture de proximité. En plus de ses activités de formation et d’accompagnement des municipalités, Vivre en Ville a un intérêt particulier pour les politiques publiques et s’implique notamment dans le dossier de la lutte contre les changements climatiques. Vivre en Ville salue la volonté de votre ministère de recueillir l’avis des parties prenantes sur les mesures concrètes à entreprendre afin de mettre en œuvre les principes du Nouvel agenda urbain. Il faut maintenir le cap sur un nombre restreint de priorités stratégiques pour le développement économique durable de la fédération. Pour Vivre en Ville, les investissements les plus structurants sont ceux qui renforceront la capacité des municipalités de lutter contre les changements climatiques tout en s’adaptant à leurs impacts, comme le financement de l’acquisition des infrastructures vertes que sont les milieux naturels. Réaffirmer le rôle des villes dans le développement durableComme le souligne le rapport du Canada concernant le nouvel agenda urbain, les villes sont en première ligne pour aborder les enjeux de développement durable. Qu’il soit question d’équité – mixité sociale, accessibilité aux services –, de protection de l’environnement – ceintures vertes, préservation des sources d’eau potable – ou de prospérité – synergies économiques, optimisation des infrastructures –, le palier municipal est en mesure d’agir, au plus près des citoyens et en concertation avec les autres acteurs, pour que nos milieux de vie favorisent le bien-être et l’épanouissement de chacun. Avec plus de la moitié de la population mondiale vivant en milieu urbain – au Québec, c’est 70% de la population qui vit dans une région métropolitaine –, il apparaît clair pour Vivre en Ville comme pour beaucoup d’autres intervenants que c’est du côté des villes que les grands enjeux actuels trouveront réponse. Villes et changements climatiques Assurément l’enjeu du siècle, les changements climatiques et leurs conséquences sont au cœur des préoccupations des décideurs, notamment au niveau national, mais également, de plus en plus, à l’échelle municipale. D’ici 2030, le Québec doit réduire d’au moins 15 millions de tonnes équivalent C02 ses émissions de gaz à effet de serre. Alors que l’effort portera essentiellement sur les secteurs des transports et du bâtiment, les villes joueront un rôle primordial dans la lutte contre les changements climatiques. Elles devront, dans le même temps, accueillir une croissance de 400 000 nouveaux ménages.L’engagement du Québec dans la lutte contre les changements climatiques est une occasion formidable de relever le défi de bâtir de meilleures villes pour se garantir, en plus d’un meilleur climat, une économie prospère, une population en santé et un environnement mieux protégé.Investir massivement dans les infrastructures collectives, vertes et sociales Les infrastructures dont dépend le fonctionnement des milieux urbanisés exigent d’importants investissements publics. Leur construction engage la collectivité pour des décennies, tant sur le plan budgétaire que pour l’organisation urbaine qui s’y articulera. Pour Vivre en Ville, les investissements les plus structurants sont ceux qui répondront à des besoins immédiats, tout en favorisant la résilience et l’adaptabilité des collectivités. En ce sens, les infrastructures collectives vertes et sociales devraient être considérées comme des investissements prioritaires par les divers paliers de gouvernement. Investissement collectif par excellence, le développement du transport en commun est un incontournable, pour des raisons tant économiques et sociales qu’environnementales. Les grands projets structurants, en site propre, exigeant d’importants investissements qui dépassent parfois la capacité de payer des autorités locales, apparaissent prioritaires. Le financement d’infrastructures vertes novatrices, de type ceinture et trame verte, a le double avantage de renforcer la capacité des villes de lutter contre les changements climatiques – en freinant l’étalement urbain – et de favoriser l’adaptation à leurs impacts, en réduisant l’effet d’îlot de chaleur et les risques d’inondation, notamment. Du côté des infrastructures sociales, une attention particulière doit être portée au logement. L’enjeu de l’abordabilité du logement concerne aussi bien les grandes que les petites communautés. Le logement abordable est une composante essentielle d’un marché immobilier inclusif, et les tendances démographiques indiquent qu’il faut agir maintenant pour répondre adéquatement à ce besoin criant. Optimiser les retombées par des stratégies et des actions cohérentes sur le territoireLes stratégies et investissements en faveur du développement de collectivités viables seront d’autant plus efficaces qu’ils se renforceront l’un l’autre, notamment par une bonne compréhension de leurs effets sur le territoire. Par exemple, les nouvelles infrastructures de transport en commun ne devraient pas contribuer à l’étalement urbain, mais plutôt renforcer les milieux déjà urbanisés; les programmes de soutien au logement abordable devraient faire de l’accessibilité en transport en commun un pré-requis pour l’obtention de financement. Pour une croissance urbaine socialement équitable et à faible impact climatiqueC’est avec enthousiasme que Vivre en Ville appuie le rapport national en vue d’Habitat III. Nos recommandations se résument en quatre points : - Réaffirmer le rôle primordial des villes dans le développement durable;- Financer en priorité et investir massivement dans les infrastructures collectives, vertes et sociales qui présentent le plus de retombées positives;- Faire de la lutte contre les changements climatiques une priorité; - Assurer la plus grande cohérence territoriale entre les stratégies et les actions employées. Le Nouvel agenda urbain le souligne : « le développement urbain et territorial durable conditionne, dans une large mesure, la réalisation du développement durable et de la prospérité pour tous » (a.15 a). Nous souscrivons à cet état de fait et encourageons le gouvernement à favoriser les mesures et les partenariats qui concourront à encadrer le développement urbain et territorial au Canada et au Québec. Il est essentiel d’impliquer tous les paliers de gouvernement et jusqu’aux groupes locaux afin de transformer cet objectif en résultat.Vivre en Ville propose sa collaboration au ministère de la Famille, des Enfants et du Développement social. C’est avec plaisir que nous participerons à toute rencontre ou session de travail utile à la poursuite de la démarche de réflexion et de mise en œuvre.En vous remerciant pour votre attention, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, mes salutations les plus distinguées. Le directeur général, Christian Savard
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    • Ndongo Mebometa il y a plus de 2 années
      La collaboration se traduira par des interactions techno-scientifiques. Cela suppose des actions interdisciplinaires sous le signe d'une inclusivité croisée dans une perspective d’échanges d'informations, des connaissances et d’expériences. Dans cette perspective, les structures académiques doivent innover dans les cadres théoriques et approches les méthodologiques. Il s'agira de coconstruire les nouveaux outils intégrateurs comme le "Public participation geographic information systems" (PPGIS), dont les dérivés offrent plus de flexibilité et d'accessibilité à différentes couches populaires par l'usage des Technologies d'information et de la communication (TIC). En travaillant de concert avec les chercheurs, les ordres de gouvernements et les praticiens peuvent contribuer efficacement à la mise en œuvre du Nouvel agenda urbain. Intégrer les populations le plus souvent exclues et marginalisées dans les processus décisionnels ou dans les cadres de gouvernance urbaine se ferait par le truchement de tels outils. D'ailleurs, leur rôle n'est plus à démontrer dans l'amélioration des politiques publiques destinées aux villes. Le projet "Synthèse des connaissances sur l'apport des TIC à l'habitat des Autochtones au Canada" financé par le CRSH sous la direction du professeur Pierre Côté de l'Université Laval utilise une méthodologie centrée sur ces technologies. Un tel projet permet, non seulement la participation des minorités urbaines, mais la mobilisation de leurs connaissances et l'engagement voire l'empowerment communautaire subséquente.En étudiant l'incidence des TIC sur l’habitat des Autochtones au Canada et porter un regard critique sur les interactions entre les acteurs, les technologies et l’habitat, ce projet identifie les différents rôles, dégage les complémentarités significatives et évalue l’utilité de ces technologies.Les acteurs (Autochtones et Allochtones) sont actuellement bien prédisposés pour implanter, développer et approprier l’infrastructure et les réseaux nécessaires à l’utilisation des TIC dans leur environnement. Toutefois, cette prédisposition n’est pas généralisable à l’ensemble du Canada. En effet, aucune politique commune nationale ne permet encore la connexion des régions éloignées sur un vaste territoire. Ce fait rappelle la mise en place du chemin de fer pancanadien au début du siècle dernier.Les besoins et l’état de l’habitat autochtone au Canada sont bien connus des acteurs et soulèvent plusieurs enjeux tels que la pénurie de logements, les lacunes sur la planification et sur l’autogestion du parc immobilier, l’autochtonisation des processus et la cogestion du territoire. La littérature décrit plusieurs projets en cours et réalisés sur une base d’autochtonisation. Ces projets s’inscrivent dans une série d’initiatives répandues à travers le Canada, sans véritable cohésion ni leadeurship national. Par conséquent, une politique nationale de l’habitat autochtone devient souhaitable pour assurer une meilleure distribution des ressources et éviter la marginalisation et l’oubli de certaines communautés.Quoique des approches participatives soient expérimentées avec succès, certains écrits ont identifié des lacunes importantes. Il s’agit par exemple de la divergence sur les attentes des personnes impliquées. De même, l’implémention des TIC en région éloignée présente des échecs, dus en partie à la perception de leur rôle et à l’action des acteurs. Lors des processus participatifs, les TIC sont souvent utilisées comme outils d’aide à la décision participative. Par contre, la littérature dévoile des limites technologiques et logistiques. Ces limites sont observables dans l’utilisation des PPGIS et des P3DM où la satisfaction des résultats est plus élevée pour le Crowdsourcing par rapport aux prévisions. Tout compte fait, les expériences visant l’amélioration des cadres de vie des communautés autochtones demeurent très rares. Mettre à contribution les TIC dans la planification de l’habitat de ces communautés reste encore embryonnaire. Celles-ci n’ont pas encore été exploitées à bon escient, pourtant elles comportent d’énormes potentiels pour accroître la collaboration.Il importe par conséquent que des politiques gouvernementales, assorties d’un programme de formation sur l’insertion et l’utilisation des TIC soient mises en place afin d’améliorer la e-gouvernance et la participation des responsables des communautés autochtones dans les processus décisionnels. Cela contribuerait à diminuer l’écart entre la perception des fournisseurs de technologies et les besoins, d’une part, et entre les attentes des décideurs et celles des communautés autochtones en regard de l’utilisation des TIC, d’autre part.Si ce type recherche reste valable sur le plan national pour favoriser les collaboration nécessaire au Nouvel agenda urbain par l'amélioration de la participation des populations marginalisées et la démocratisation de l'utilisation des TIC par celles-ci, à l'échelle internationale, une structure comme l'"International Conference on Canadian, Chinese and African Sustainable Urbanization" (ICCCASU) co-présidée par le professeur Huhua Cao de l'Université d'Ottawa offre, avec l'UN-Habitat, un espace de collaboration triangulaire internationale-intercontinentale entre l'Amérique du Nord - centrée au Canada, l'Asie - centrée en Chine, et l'Afrique centré au Cameroun. Voué à l'identification des enjeux d'urbanisation et des défis du développement urbain durable à relever, l'ICCCASU constitue par ailleurs un véhicule d'une collaboration multi et inter internationale. En agissant aux échelles locales et globales pour traduire dans les faits cette collaboration, la Conférence de 2015 à l'Université d'Ottawa (ICCCASU I) visait la perspective canadienne. Celle de Yaoundé 2017 (ICCCASU II) au Cameroun mettra en œuvre l'interaction des deux niveaux en vue d'un développement urbain intelligent, alors que celle qui se tiendra en Chine en 2019 (ICCCASU III) marquera la fin de la trajectoire par la modélisation de l'urbanisation durable et inclusive. Les Affaires mondiales du Canada sont informées de cette structure de coopération, tout comme le Ministère des Enfants, de la famille et du développement social, dont le Ministre est déjà informé et très encourageant pour le projet ICCCASU II - Yaoundé 2017 suite à sa rencontre avec son homologue camerounais en charge de l'Habitat et du développement urbain à Quito. Des partenariats internationaux multiformes sous-jacents à une telle triangulation contribueront au Nouvel agenda urbain eu égard à la place du Canada dans le concert des nations et de son rôle à l'Habitat III.